| |
| |
| La
Honte par AM |
La chambre
était claire. Une pelouse soignée sous la terrasse blanche
comme un sucre et devant les montagnes. Les fenêtres étaient
hautes, propres, les lits petits. J'avais cinq ans.
On se racontait le soir, pour s'endormir, des histoires de fourmis
rouges qui dévoraient les entrailles des dormeurs égarés
en s'introduisant par les orifices... |
| |
| |
| La
Honte est l'ombre de l'amour par DH |
| Après,
j'étais toujours sale. Je me lavai longtemps mais l'eau, le
savon n'étaient pas suffisants pour le sortir de moi. Son odeur
était sur moi, elle restait incrustée dans ma peau.
Les autres devaient la sentir. Ça, c'était mon obsession
: les gens comme des chiens, avec le regard allumé par ces
effluves sur moi.... |
| |
| |
| Misérable
par EM |
| Je vous l'ai
déjà dit : je me déplace souvent, je me déplace
beaucoup. Egalement, je me sens déplacé. Je serai bien
en peine de vous dire s'il s'agit là d'un fait exprès
ou d'une inversion tragique de ma capacité d'être sans
cesse au bon endroit. Toujours est-il qu'au soir, lorsque je devrais
dormir déjà depuis de longues heures....
|
| |
| |
| La
Honte du business-man par OBT |
| " -
Mon patron a voulu me violer un mardi de septembre, en fin de journée,
à l'heure où les bureaux se vident, où les réunions
de chefs s'éternisent, où les rumeurs naissent. Evidemment,
je n'avais rien demandé. On croit toujours que ce genre de
chose n'arrive qu'aux autres.... |
| |
| |
| On
meurt toujours seul par FXS |
| Ca s'est
passé l'année dernière. C'est dire si je n'aurais
pas dû m'occuper de cette affaire, étant en retraite
depuis 18 ans. C'était l'objectif que je m'étais fixé
dans la vie : partir en retraite. Je n'ai pas compté mes heures
ni mes efforts mais j'y suis parvenu. A 73 ans, j'ai remis mon étude
de notaire, et je suis parti à la pêche pour de bon...
|
| |
| |
| Qui
viendra nous ramasser ? par FXS |
| FLORA : Ca
y est. Le voilà qui rentre. Il est à peine deux heures
de l'après-midi et il a déjà fini sa journée.
Et il n'a même pas ramassé nos ordures ! (Elle se retourne)
Cette fois-ci, Blandine, nous le tenons ! Il a oublié nos poubelles
! C'est la faute professionnelle ! Attends un peu qu'il parte au bistrot
et je téléphone illico au maire ! Ah, je savais bien
qu'il finirait par faire un faux-pas ! |
| |
| |
| |
| |