Est-ce Diable lui-même qui vendit nos rameaux ?

Permets qu'une fois encore je revienne
casser le son de ton sabbat
distribuer perles et plumes à nos vierges
chance et sourires à ton chat

Est-ce Diable en ce temps qui sèche la courroie ?

Laisse que s'alanguissent les branches du printemps
et la verte opale effilée dans le ciel
nouée et verticale l'ombre du cyprès
accélère ton ombre et la fait disparaître

Est-ce Diable aujourd'hui qui parle à mon oreille ?

Si j'ouvre ma veste en sort une hirondelle
si s'esquisse une étreinte s'atténue la grande ourse
j'aurais dû avant-hier savourer cette éclipse
il eût fallu sans doute empoisonner la source

Est-ce Diable demain qui déviera ma course ?