Il me manque cette épaisseur d'épaule à combler des nuages
Je les vois passer ; amour comme un champ de blé
Que nous irons l'été et les robes noires
Voler en s'étreignant en longues araignées.

Brusque matinée, il fallait que ton sourire s'achève
Dans une flaque, et le soleil enfin
Applaudit à nos frasques
Cendre qui recouvre et affaiblit l'asphalte
Les musiques avaient des airs de papillons perdus
Je rappelle de ta robe noire les ailes.

Cendre qui recouvre et affaiblit l'asphalte
Les vents qui passent ont fané les fleurs
Et pris la place de mon coeur
Je n'ai qu'une cellule d'où s'échappe
Un souffle court comme un midi d'été.